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La formula del potere perpetuo

20 Gen

Quindi?

Quindi siamo tornati al 1994, più o meno.

Quando Berlusconi conquistò il potere attraverso un dispiegamento di forze mediatiche impressionante, da Ambra a Mike Bongiorno, da Mengacci a Vianello, passando per Fede e Funari.

Chi non è più un ragazzo, se la ricorda bene quella primavera di 17 (oh: 17!) anni fa. Gli appelli al voto per Forza Italia nelle trasmissioni più disparate e i video con la calza trasmessi a tutte le ore.

Adesso al posto di Ambra c’è Signorini, ma lo scopo è lo stesso: la chiamata diretta al popolo, alla plebe televisiva, a quelli che non leggono i giornali né vanno in Rete, ma hanno la tivù in tutte le stanze. Sono loro che, con la loro forza numerica, possono e devono forzare le inquietudini e i dubbi di tutti gli altri. Alla campagna mediatica seguiranno i sondaggi, e ai sondaggi una campagna mediatica sui sondaggi.

E’ un meccanismo che abbiamo già visto, difficilissimo da rompere.

«E’ un circolo massmediatico. Una forma di autocrazia che usa per i suoi fini di potere la più efficace delle forme di condizionamento oggi possibile, la comunicazione. Finché il circolo comunicativo non si interrompe, non è teoricamente concepibile la perdita del potere da parte di chi lo detiene.

E’ la formula del potere perpetuo».

Gustavo Zagrebelsky, 1995. (dal blog “Piovono Rane”)

Ha scritto Debord nei Commentaires sur la société du spectacle:

Une loi générale du fonctionnement du spectaculaire intégré, tout au moins pour ceux qui en gèrent la conduite, c’est que, dans ce cadre, tout ce que l’on peut faire doit être fait. C’est dire que tout nouvel instrument doit être employé, quoi qu’il en coûte. L’outillage nouveau devient partout le but et le moteur du système ; et sera seul à pouvoir modifier notablement sa marche, chaque fois que son emploi s’est imposé sans autre réflexion. Les propriétaires de la société, en effet, veulent avant tout maintenir un certain « rapport social entre des personnes », mais il leur faut aussi y poursuivre le renouvellement technologique incessant ; car telle a été une des obligations qu’ils ont acceptées avec leur héritage. Cette loi s’applique donc également aux services qui protègent la domination. L’instrument que l’on a mis au point doit être employé, et son emploi renforcera les conditions mêmes qui favorisaient cet emploi. C’est ainsi que les procédés d’urgence deviennent procédures de toujours.

La cohérence de la société du spectacle a, d’une certaine manière, donné raison aux révolutionnaires, puisqu’il est devenu clair que l’on ne peut y réformer le plus pauvre détail sans défaire l’ensemble. Mais, en même temps, cette cohérence a supprimé toute tendance révolutionnaire organisée en supprimant les terrains sociaux où elle avait pu plus ou moins bien s’exprimer : du syndicalisme aux journaux, de la ville aux livres. D’un même mouvement, on a pu mettre en lumière l’incompétence et l’irréflexion dont cette tendance était tout naturellement porteuse. Et sur le plan individuel, la cohérence qui règne est fort capable d’éliminer, ou d’acheter, certaines exceptions éventuelles.

Quindi ora più che mai risulta necessario “interrompere il circolo comunicativo” del potere! Continua a leggere